Comme je le dis bien souvent, il est des jours qui se suivent mais ne se ressemblent pas. Pour un même poste de pêche, on peut l’aborder de différentes façons, avec différentes techniques. Le canal de
Dans ce reportage aujourd’hui, je vais présenter deux techniques. La franglaise et le feeder, que j’ai maintes fois présentés, mais cette fois avec des esches volumineuses.
Commençons par la franglaise. Cette technique où l’on associe une canne au coup avec un waggler léger, permet d’aller plus loin qu’une canne classique et bien caler la ligne, bannière coulée, à la recherche de gros poissons à trainer.
Le contrôle de ligne est difficile mais comme on pose au fond le bas de ligne, pour bien ralentir la dérive, cette technique est avant tout envisageable sur les endroits où il n’y a pas ou peu de courant.
La canne employée est télescopique, et peut aller jusqu’à
Mon corps de ligne est en maxima 12/100ème pour que cela coule facilement, rien de plus désagréable qu’un corps de ligne qui fait un ventre en surface et accélère la dérive. La waggler est de type crystal, de 1.6gr plus 1.6 sur la ligne, ce qui permet d’avoir une plombée en bas intéressante pour caler. Un bas de ligne de
La plombée est classique pour la pêche au coup, une masse importante à 60cm de l’hameçon, deux plombs à 40 et un plomb de touche n°8 au dessus du bas de ligne. Ce n’est pas à proprement parler une ligne très sensible mais je suis ici pour chercher les brèmes et les touches seront marquées.

Je n’aime pas beaucoup rappeler à la boule sur ce type de pêche, bien que cela soit rentable, j’aime varier mes modes d’amorçages et tester sur mes parties de pêche, la meilleure façon de s’en sortir.
J’ajoute un peu de traçant, pour que le nuage se forme un peu quand les poissons viendront fouiller l’amorce.
La tablette à esches est simple, du chènevis et des gozzers. La simplicité est souvent de mise en Alsace et je fais des belles bourriches ainsi.


Quelques grains de chènevis que j’y ai ajouté, un peu de gozzers et c’est parti.

La température est très lourde… 33°, l’orage est perceptible et les poissons gardent le bec cousu sur ces premières heures de pêche où je galère un peu il est vrai.
Je pique un poisson par ci par là mais c’est très dur. Le ciel est couvert, les « bêtes d’orage » me rendent la vie difficile, et je passerai deux heures où je doute, mais je persiste sur ma lancée, car je n’aime pas trop changer mon fusil d’épaule en cours de pêche.
Il est à présent 20h, les touches sont rares, quelques ablettes prennent à la descente, mais sur un hameçon de 16, ce n’est pas le top !!!
Le flotteur remonte enfin amplement, je ferre, et prend contact avec le premier poisson intéressant de la journée, une plaquette de


5 minutes plus tard, une autre brème. Les touches sont franches à présent et il était temps !!!

La pêche n’est pas très productive, quelques touches rares se soldent parfois par des décrochages, le poisson devant à mon avis se rouler sur l’amorce car les décrochés se font rapidement.
Je piquerai quelques poissons intéressants mais pas de quoi casser trois pattes à un canard.


Mon voisin ne fera durant toute la partie de pêche que 3 jolies brèmes à l’anglaise mais ce n’est pas le jour « avec » comme l’on dit.
