Retour sur la chapelure, sur une pêche difficile...

Notre position sur le bassin, hors de portée des hélices des bateaux de plaisance, me conforte dans mon choix de pêche au rappel.

Une fois l’eau dans la chapelure plus le Litou, je laisse bien les particules s’imprégner, pour les saturer en eau et limiter le travail de la chapelure.

15 minutes plus tard, j’ai l’effet escompté.

J’ajoute alors le kilo de Silver fish et j’ajoute de l’eau, pour avoir une amorce à la limite du surmouillage, qui éclaterai en surface si besoin est, mais qui descendra rapidement une fois serrée, à 1.20mètre de profondeur, sur mon poste, profondeur remarquée avec un sondage précis.

Je monte mes kits, avec une ligne en 0.6gr et une autre en 1 gr mais je pense que vu le peu de mouvement de l’eau, 0.6gr sera largement suffisant pour caler suffisamment la ligne sur le fond et espérer prendre les plaquettes et les brèmes escomptées.

J’utilise pour cela un flotteur typique canal, à la forme assez trapu mais un peu effilée. J’évite les flotteurs goutte d’eau qui prennent à mon avis un peu trop dans le courant de surface.

 

Le rameau Schumann est parfait ici, avec son œillet un peu circulaire, idéal pour la tenue de ligne. Son antenne assez fine change un peu de la creuse du Dufils Nord que j’aurai utilisé si toutefois les  conditions météo avaient été plus difficiles. Pas de vent aujourd’hui, donc, pour moi mon choix est correct.

Le corps de ligne est en 10/100ème, le bas de ligne en 9, je n’aime pas « câbler » mes lignes si cela n’est pas nécessaire et un élastique de 1.06mm sera parfait pour contrer le poisson. Je ne m’attends pas à une pêche facile, où les prises se succèderont et je préfère miser sur la prudence avec un tel type de ligne, car c’est assez solide pour moi, et je prendrai le temps d’assurer chaque prise.

Je pose le rouleau pour déboiter en travers en ne pas géner les cyclistes derrière moi.

 

 

Me voilà donc prêt, les esches seront des gozzers et quelques pinkies dans l’amorce, mais une approche très prudente permet de faire évoluer la pêche si elle s’avère un peu plus facile que prévue. Il vaut mieux « grossir » son approche que de vendanger sa pêche avec des choix trop optimiste. Mon expérience de pêcheur de canaux du Nord revient à la surface, j’ai toujours été assez pessimiste sur mes approches mais cela ne m’a jamais joué de tour. Si le poisson est présent, je durcirai les rappels en ajoutant des esches, et rappellerai plus souvent.

Vu la configuration des lieux, je ne monte même pas de kit coupelle, basant mon rappel sur des boulettes lancées à la main et un frondage, mais je ne crois pas trop à cette dernière option.

 

Et c’est parti pour 8 boules à 11.00m, 50 cm en retrait de ma pointe de scion.

 

 

 

Pour se faire, je recule la canne sur les supports car il est plus facile de viser une pointe de scion, et c’est moins contraignant pour la canne si elle est touchée par une boule.

L’amorce nuage bien, descend en pluie sur le fond, exactement ce que je voulais.

Je pose le 0.6 gramme lentement et attends la touche. Cela ne se bouscule guère. La première heure est assez calme, je prends quelques poissons, mais peu. David attend sa première touche une heure et demi.

 

 

 

 Il a fait son coup dans le chenal, à environ une trentaine de mètres, près de la berge en face.

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que les touches sont peu nombreuses, je pique par ci par là une plaquette de 150 à 300 grammes.

Je m’applique à poser ma ligne lentement, j’ai un passage avec trois poissons de suite puis plus rien pendant de longues minutes. Les éclusées rythment les prises, quand cela bouge un peu, quelques minutes plus tard, une touche. En fait je rappelle à chaque bateau, juste parce que l’éclusée remue un peu l’eau, pas vraiment parce que le bateau influence ma pêche.

Je pique péniblement environ deux kilos de poissons.

Dernière mise à jour de cette page le 24/01/2009
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