Quand je prends la route, ce matin du 12 mai, je sais que ma pêche sera courte car activité professionnelle oblige, il me faut arrêter quoiqu’il arrive pour 11heures.
Nous voici donc en
route sous une température douce de 12° il est 7 heures, l’après midi prévue
chaude, comme ces derniers jours. J’arrive sur les bords du Port quelques
minutes plus tard, bien décidé à en découdre avec les brèmes du coin. De
réputation je sais que les brèmes bordelières sont nombreuses. Les communes en
pleine fraie sont bien moins nombreuses à répondre en ce moment. Peu importe,
vu le cadre, la pêche sera superbe.
Coté matériel, je ne
me suis pas encombré d’une multitude de choses. Pour ces courtes cessions au
feeder, il faut un minimum de confort, mais point trop n’en faut. Le
level-chair est déjà déballé, pieds réglés hauts pour ne pas avoir le dos en
compote. Comme desserte, celle de mon vieux ponton fera amplement l’affaire.
Comme canne
aujourd’hui, j’avais le choix. Ce type de pêche nécessite une feeder médium,
munie d’un scion d’une puissance de 1 à 1.5oz en fibre de verre. Ma méthod
feeder MOSELLA sera le choix que je porterai aujourd’hui. Sa longueur de 3.60m
est certes un peu longue en canal, mais ce faible inconvénient ne changera pas
le coup de cœur énorme que j’ai eu pour cette canne. A la base, elle est ultra
polyvalente ; 80grammes de puissance, une tête de canne pour le waggler en
carpodrome, une autre avec deux scions fibre de 1 et
Le moulinet est un
Mitchell armada, de taille moyenne, prévu initialement pour la pêche au leurre
en mer. Mon choix s’explique par le fait que ce type de moulinet est ultra
résistant et surtout, il est habitué aux nombreux lancers ramenés.

Les feeders sont des
feeders MOSELLA plastiques classiques.
Coté hameçon du
classique avec un KAMASAN B 611 taille 18 monté sur un 13/100ème de

Mes choix de
matériels s’expliquent ainsi :
- canne
et moulinet, je n’y reviens pas, juste pour ajouter que ce type de moulinet est
habitué à la tresse qu’il enroule parfaitement et bien serrée.
- Diamètres
des corps et bas de lignes classique, pas trop élevés pour ce type de pêche que
je veux fine. La tresse pourquoi ? Tout simplement parce que j’ai remarqué
que pendant la période de frai, les brèmes avaient tendance à se rouler dans
l’amorce et provoquer des liners, les fameuses fausses touches anglaises. En
mettant de la tresse, je pensais pallier un peu à ce phénomène, en
« lisant » bien mieux les passages dans le fil et divers frottements
sur le feeder où les brèmes ont pris pour habitude de venir picorer ce qu’il en
sort. Avec un scion souple en 1oz, certes il y aura des balancements incessants
du bout de la canne, mais je pourrai savoir quand il faudra réellement ferrer.
Avec le nylon, j’étais moins en confiance par rapport à cet aspect.
- Coté
hameçon je suis resté prudent pour commencer car je pêcherai au pinkie au
départ, et je modulerai selon l’humeur du poisson. Je répète que la taille et
la forme d’hameçon seront toujours choisis selon l’esche avant tout et en
deuxième lieu pour le diamètre de fer, selon l’espèce.
- Pour
les feeders, j’aimes les taille médium et small en canal. Pour commencer et
« construire » le coup, j’utilise le moyen que je dote généreusement
en pinkies et micro pellets sur les
premiers lancers, puis je passe en taille small lorsque les touches commencent
à se succéder. Le but est de créer une compétition alimentaire bénéfique à un
bon résultat, pas de nourrir la population. Pour le poids, 20-25grammes sont
largement suffisant pour tenir le fond, il n’y a pas de courant, sauf en cas
d’éclusées, l’écluse étant toute proche. Ici, le lest sert surtout à propulser
le montage.
Concernant l’amorce,
j’essaie aujourd’hui une amorce MOSELLA que David m’a conseillé. Il s’agit de
la « Compétition », amorce qui m’a étonné de par sa texture fine et
souple et son spectre de mouillage énorme. « Mouillée-sèche », elle
explose littéralement tandis que bien
humidifiée ce mélange tient bien le fond. L’odeur est fortement agréable et le
mélange homogène, même sans tamisage. Je préfère quand même la repasser au
tamis moyen car je rappellerai ici que du tamisage de l’amorce dépendra la
sortie du feeder. Si un mélange n’est pas mouillé avec homogénéité, la sortie
du feeder se fera de façon aléatoire et peu efficace, surtout en canal, où le
courant est faible et ne sortirait pas l’amorce du feeder, comme en rivière.
Coté esches, les
habituels pinkies et gozzers toujours en stock dans le frigo, pour les parties
de pêches improvisées. J’ajouterai comme à mon habitude des micros pellets de
