En direct du Chateau des Rohan. Saverne, le 12 mai 2008

 

Quand je prends la route, ce matin du 12 mai, je sais que ma pêche sera courte car activité professionnelle oblige, il me faut arrêter quoiqu’il arrive pour 11heures.

Nous voici donc en route sous une température douce de 12° il est 7 heures, l’après midi prévue chaude, comme ces derniers jours. J’arrive sur les bords du Port quelques minutes plus tard, bien décidé à en découdre avec les brèmes du coin. De réputation je sais que les brèmes bordelières sont nombreuses. Les communes en pleine fraie sont bien moins nombreuses à répondre en ce moment. Peu importe, vu le cadre, la pêche sera superbe.

 

Coté matériel, je ne me suis pas encombré d’une multitude de choses. Pour ces courtes cessions au feeder, il faut un minimum de confort, mais point trop n’en faut. Le level-chair est déjà déballé, pieds réglés hauts pour ne pas avoir le dos en compote. Comme desserte, celle de mon vieux ponton fera amplement l’affaire.

Comme canne aujourd’hui, j’avais le choix. Ce type de pêche nécessite une feeder médium, munie d’un scion d’une puissance de 1 à 1.5oz en fibre de verre. Ma méthod feeder MOSELLA sera le choix que je porterai aujourd’hui. Sa longueur de 3.60m est certes un peu longue en canal, mais ce faible inconvénient ne changera pas le coup de cœur énorme que j’ai eu pour cette canne. A la base, elle est ultra polyvalente ; 80grammes de puissance, une tête de canne pour le waggler en carpodrome, une autre avec deux scions fibre de 1 et 3 oz.. Le 1 oz sera naturellement mon choix.

Le moulinet est un Mitchell armada, de taille moyenne, prévu initialement pour la pêche au leurre en mer. Mon choix s’explique par le fait que ce type de moulinet est ultra résistant et surtout, il est habitué aux nombreux lancers ramenés.

 

Sur ce moulin, une tresse 12/100ème que je teste depuis maintenant quelques semaines, mais de façon éparse, étant un fidèle du nylon. Le manque d’élasticité est souvent un coté que je n’aime pas, surtout au travail du poisson quand il se situe dans vos pieds. J’y ai donc ajouté une « tête de ligne » si je puis dire, en 20/100, juste pour amortir un peu au lancer, que je ferai en souplesse et pas très loin.

Les feeders sont des feeders MOSELLA plastiques classiques. 20 grammes pour le moyen et 25 grammespour le small.


Coté hameçon du classique avec un KAMASAN B 611 taille 18 monté sur un 13/100ème de 60 cm environ pour commencer. Le montage sera un « trois boucles ».

 


Mes choix de matériels s’expliquent ainsi :

-        canne et moulinet, je n’y reviens pas, juste pour ajouter que ce type de moulinet est habitué à la tresse qu’il enroule parfaitement et bien serrée.

-        Diamètres des corps et bas de lignes classique, pas trop élevés pour ce type de pêche que je veux fine. La tresse pourquoi ? Tout simplement parce que j’ai remarqué que pendant la période de frai, les brèmes avaient tendance à se rouler dans l’amorce et provoquer des liners, les fameuses fausses touches anglaises. En mettant de la tresse, je pensais pallier un peu à ce phénomène, en « lisant » bien mieux les passages dans le fil et divers frottements sur le feeder où les brèmes ont pris pour habitude de venir picorer ce qu’il en sort. Avec un scion souple en 1oz, certes il y aura des balancements incessants du bout de la canne, mais je pourrai savoir quand il faudra réellement ferrer. Avec le nylon, j’étais moins en confiance par rapport à cet aspect.

-        Coté hameçon je suis resté prudent pour commencer car je pêcherai au pinkie au départ, et je modulerai selon l’humeur du poisson. Je répète que la taille et la forme d’hameçon seront toujours choisis selon l’esche avant tout et en deuxième lieu pour le diamètre de fer, selon l’espèce.

-        Pour les feeders, j’aimes les taille médium et small en canal. Pour commencer et « construire » le coup, j’utilise le moyen que je dote généreusement en pinkies et micro pellets  sur les premiers lancers, puis je passe en taille small lorsque les touches commencent à se succéder. Le but est de créer une compétition alimentaire bénéfique à un bon résultat, pas de nourrir la population. Pour le poids, 20-25grammes sont largement suffisant pour tenir le fond, il n’y a pas de courant, sauf en cas d’éclusées, l’écluse étant toute proche. Ici, le lest sert surtout à propulser le montage.

 

Concernant l’amorce, j’essaie aujourd’hui une amorce MOSELLA que David m’a conseillé. Il s’agit de la « Compétition », amorce qui m’a étonné de par sa texture fine et souple et son spectre de mouillage énorme. « Mouillée-sèche », elle explose littéralement  tandis que bien humidifiée ce mélange tient bien le fond. L’odeur est fortement agréable et le mélange homogène, même sans tamisage. Je préfère quand même la repasser au tamis moyen car je rappellerai ici que du tamisage de l’amorce dépendra la sortie du feeder. Si un mélange n’est pas mouillé avec homogénéité, la sortie du feeder se fera de façon aléatoire et peu efficace, surtout en canal, où le courant est faible et ne sortirait pas l’amorce du feeder, comme en rivière.

 
Coté esches, les habituels pinkies et gozzers toujours en stock dans le frigo, pour les parties de pêches improvisées. J’ajouterai comme à mon habitude des micros pellets de 2 millimètres dans l’amorce

 

Dernière mise à jour de cette page le 22/02/2009
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