Petit retour sur un live que j'avais écrit sur Pechemaniac...............
Après deux journées de fou à faire mes chapes de maison, j’étais physiquement HS et il me fallait me détendre.
Que
faire ? Aller pêcher pardi !!! Où ? En période de frai les bourriches
ne sont pas très lourdes en ce moment, et je ne voyais que l’Aa pour
m’en sortir.
Ca galope sec, alors ca sera feeder !!! Fort de la
canne que David m’a offert lors de l’Euromeet, la JVS 4+5 il me fallait
la tester aussi dans l’Aa, lieu de notre prochaine rencontre maniac le
18 juin prochain.
Un petit live s’impose, pour l’aspect
technique de ce lieu de peche, afin d’expliquer un peu aux maniacs
venant avec nous, ce à quoi ils doivent s’attendre.
Mais
voilà, je ne suis pas allé péché depuis quelques jours et je n’ai que
des pinkies et des asteks dans le frigo qu’il me reste de l’Euromeet.
Qu’importe, avec les quelques terreaux du garage, ca fera l’affaire,
surtout au feeder.
Pour l’amorce : le meilleur mélange feeder du
commerce à mon goût, la Van den Eynde FEEDER élaborée par Jan (ben oui
je craque des sacs aussi, mais juste pour le feeder et quand je n’ai
pas le temps de préparer, soit 10% de mes pêches).
Je rallonge ce
kilo avec 200 gr de madfred, fourre le peu de matos que j’ai besoin
dans le coffre du break et me voilà parti sur les routes de la campagne
flamande, ensoleillée mais venteuse en ce moment.
Le trajet seul
me relaxe, les routes sont agréables entre watten, et st pierrebrouck,
je longe volontairement l’Aa en faisant un détour, au cas où je
croiserai un maniac au bord de l’eau et aussi pour repérer et me
remémorer les différents coins de l’Aa pour la sortie.
Le Y avec le
canal de calais, entre St pierrebrouck et watten me parait pas mal du
tout, et la navigation ne passe pas sur cette partie de l’Aa, les
bateaux remontant vers Calais. Une réserve naturelle de nourriture
s’est accumulée dans ce Y souvent fréquenté des pécheurs au coup qui y
réalisent des bourriches plus qu’honorables.
Le vent me caresse
les joues, me rappelant que ce mois de mai est encore bien frais, la
luminosité est hasardeuse, je garderai mes légendaires polarisantes sur
le nez, histoire de ne pas me fatiguer en ce jour de détente.
Au
hasard de la rive droite, coté Nord, je trouve une petite place qui m’a
l’air fort sympathique, les herbes étant moins hautes qu’ailleurs et
une confortable place pour ma garer.
D’habitude je ne choisis pas
ainsi mes places, mais le mal de dos contracté avec une déchirure
l’avant-veille sur le troisième sac de ciment porté de la journée (j’ai
un dos de cristal et je galère à chaque gros effort à présent), fait
que cela ira parfaitement pour l’occasion.
Je sors la station du
coffre, j’y atèle le bras feeder Preston que David m’a laissé et me
voilà debout près de la station à contempler l’eau qui coure.
Je me
dis en moi-même : « à la canne ca serait trente grammes plat et la
galère à tenir avec le vent ».donc, le feeder s’impose naturellement,
quand aucune contrainte ne se présente, je ne suis pas en concours et
je vais m’empresser de profiter de cette belle après midi pour tirer
sur quelques plaques si possible…..
L’installation est rapide.
La
4+5 de JVs est un petit bijou, elle permet de pêcher à peu près
partout, car elles possèdent des scions de carbone ou de fibre, avec
deux portes scions différents pour une meilleure action selon le type
de scion, l’un spigot, l’autre à emmanchement normal.
Elle
est très souple, mais possède une puissance en réserve assez folle !!!
elle est annoncée jusqu’à 100g, et possède une rallonge pour la faire
passer de 3.60m à 3.90.
Je monte quand même deux cannes pour
être plus sur de ce que je veux faire, c'est-à-dire parfois alterner
feeder et arlesey, au cas où les fausses touches seraient légion, et
aussi pour avoir un montage modulable pour chercher les poissons plus
ou moins loin du plomb, en fonction du courant.
La deuxième est
une Browning que je possède depuis pas mal de temps à scion carbone
plus rigide que la 4+5 et donc plus adapté aux pêches ou les poissons
arrachent la canne des supports.
Il suffit pour cela d’utiliser des accessoires appelés « ledger stop Micro » qui sont en fait des butées mobiles.
Elles
sont constituées de deux parties qui s’imbriquent l’une dans l’autre,
et qui se bloque sur le fil. Le coulissement est dur et le blocage
suffisant pour ne pas bouger lors d’un lancer ou en action de pêche.
On
met un ledger sur le corps de ligne, un émerillon à agrafe, et un autre
ledger. Ensuite on raccorde le bas de ligne soit pas un système
boucle dans boucle, ce que je préfère, soit on utilise un émerillon.
Le bas de ligne initial est de 50cm mais pourra être agrandi à volonté selon les conditions de pêche et la qualité des touches.
Selon
la difficulté des touches, une chose simple également à faire est de
rapprocher les deux ledgers, afin d’obtenir un auto ferrage plus
rapide, le poisson se piquant plus facilement seul, très pratique en
rivière.
L’autre canne sera montée avec pour commencer un
montage en triple boucle. Cela rigidifie bien le montage et empêche les
emmelages inopportuns.
N’ayant
pas de perle avec moi, pour accentuer l’effet d’écartement du bas de
ligne vers le corps de ligne, j’ai pincé un plomb 8 sur la boucle, sur
le coté qui tient le feeder. Ce souci n’est pas existant si on utilise
des attaches feeder plus adaptées que cet émerillon à agrafe, comme les
agrafes KORUM bien plus pratiques.
Sur cette deuxième photo, on
voit mieux le montage, j’ai utilisé du gros nylon fluo pour plus de
clarté. Ce montage est ultra connu, l’un des deux que j’utilise avec la
potence.
Pour faciliter un auto ferrage rapide, il suffit de faire une boucle ou est emprisonnée le feeder plus petite.
Pour
la potence, on varie la longueur selon la difficulté de la pêche et le
lieu de pêche. En rivière la potence est souvent courte (5cm environ)
mais en étang ou les poissons chipotent plus, on est plus vers les 10
cm.
Le
bas de ligne sera ici en nylon double Strengh de Drennan de 12.8/100 ou
en JVs de 10/100 si c’est vraiment vraiment dur, mais je prévois le
16.5 sur place pour la canne à l’arlesey (si les brémasses s’enfilent
les unes après les autres, ce dont je doute quand même en cette période
de frai marquée).
Le
fluorocarbone, arme redoutable en étang ou les poissons sont craintifs,
n’a pas de réelle utilité ici, sauf au cas où la pêche serait
réellement difficile.
Je prévois quand même ceci dans ma station au cas où.
Me voilà donc installé, assez rapidement je dois dire, et ce n’est pas un aspect négligeable pour optimiser une aprèm de pêche.
Les
hameçons seront des KAMASAN B 611, barbless, car je n’en trouve pas de
meilleurs sur les pêches de rivière ou il faut parfois tirer fort sur
le poisson.
Je
privilégie également l’aspect BARBLESS, sans ardillon donc, car au
feeder, il n’est pas rare de casser et je vois mal le poisson tirer le
bas de ligne derrière lui, voire pire, une partie du corps de ligne
avec le feeder.
L’Aa galope pas mal aujourd’hui, je vais
donc utiliser des feeders entre 30 et 45gr, le tout est de trouver
l’équilibre précaire qui fait bloquer le feeder au fond, mais qui est à
la limite de dévaler.
Si les touches sont difficiles, rien ne vous empêche d’augmenter le poids de celui –ci pour trouver un auto ferrage optimal.
J’aime
bien sur ce type de rivière canalisée utiliser les feeders Gripmesh
Drennan qui retiennent l’amorce dans la cage, au moyen de picots.
L’amorce est un peu plus retenue est dévale moins vite dehors.
J’aime bien commencer avec des feeders ouverts type cage, ce qui permet d’étaler un peu plus d’amorce au fond,
Les
jvs, qui sont pas trop mal mais je préfère changer le mode d’attache
trop précaire à mon goût (dispo de 20 à 60 gr dans ce modèle)
Les
drennan avec leur attache en power gum, très pratique pour amortir les
ferrages, le lancer et l’auto ferrage mais trop légers car dispo de 15
à 30gr.
puis ensuite je passe au feeder un peu plus
fermé, qui garde un peu plus longtemps l’amorce à l’intérieur, surtout
si on ajoute du chatterton autour, afin de mieux fixer les poissons sur
un point précis du fond.
Les jvs dispo de 10 à 130 gr
Et les drennan dispo de 15 à 30gr.
A
noter que les feeders Drennan sont mieux finis que les JVS mais le prix
est aussi trois fois supérieur et comme je risque d’en lancer au fond,
je privilégie l’aspect économique de la chose.
L’amorce
est donc mouillée, relativement assez pour ne pas s’échapper trop
rapidement du feeder, alors qu’en étang il est parfois préférable de
pêcher plus sec pour travailler un peu plus.
Les esches, c’est
du tout simple : pinkies rouges et blancs, asticots mélangés, contenant
quelques casters pour l’hameçon, et des terreaux .
Voilà , je suis prêt à pêcher
Pour
l’amorçage, il y a deux écoles : soit on utilise le feeder avec lequel
on va pecher , soit on utilise un méga feeder fabrication maison bien
souvent pour amorces un peu plus vite.
Ici
le courant est tel que je ne peux pas utiliser les méga qui
dériveraient bien trop avant de toucher le fond, la portée du courant
sur de tels feeders étant trop forte.
J’utilise donc le feeder avec lequel je pêche.
Je
fais un premier lancer à vide, je n’oublie pas de mettre le line clip,
et je me relève de la station afin de régler ma deuxième canne à la
même distance, le long de la route. Je bloque aussi la deuxième au line
clip.
Je remplis au moins 20 fois mon feeder pour descendre assez d’amorce et pas mal de pinkies au départ.
Ensuite, je relancerai assez vite toutes les deux minutes, même sans touche, pour « charger » le coup.
Si
les poissons rentrent je n’hésiterai pas à mettre plus de pinkies voire
des asticots dans le feeder, et si la pêche est au contraire difficile,
je réduis les quantités.
Dès les premières minutes, je ferre un
joli poisson, une brème de 700 à 800 gr environ qui se débat pas mal
malgré la période de frai et qui se maintient dans le courant en
opposition à la traction.
Deux ou trois minutes plus tard, une autre, ca commence bien.
Je
ne raconterai pas en détail la partie de pêche, j’étais la pour me
détendre, j’ai pas pris plus de photos mais je me suis bien amusé,
notamment lors du passage des mulets sur le coup, j’ai eu six casses de
suite, pas moyen d’en remonter un seul, en 12.8/100 ça cassait, en 16.5
c’était boudé, donc j’attendu la tempête en espérant….mais non, ils
sont restés dedans.
Cela m’aurait fait plaisir d’en sortir un, juste pour la photo, mais cela sera pour le 18 juin, lors de notre sortie.
Voilà
quand même un aspect de la bourriche finale, y’a pas super lourd, mais
en cette période de frai, je m’en suis largement contenté, à la belle
saison, cela sera une tuerie !!!
Je voulais surtout souligner
l’aspect technique de mes choix et vous soumettre mes réflexions sur la
pêche au feeder, si toutefois vous aviez des conseils à me donner, je
suis preneur !!!!!
