Le 17 mai dernier était organisée par le Team Gold Valley, la Golden Carp Cup au carpodrome de Plobsheim.
Un gros concours par équipe de 4, avec 400 euros de mise par équipe, un bon repas le midi et logiquement pas mal de poisson. Je savais que mon pote Olivier souhaitait y participer, en compagnie de Michael Boursaud et Cédric Soilen. Je fus surpris et ravi de rejoindre cette équipe pour faire le 4ème, en espérant ne pas trop les pénaliser. Pêcher les gros poissons c'est un peu ma pêche, mais en conditions de concours, ce n'est pas la même chanson.
Côté préparatifs, nous avons tous essayé de préparer le meilleur matériel possible et avions décidé de faire une petite sortie d' « acclimatation », Michael ne connaissant pas encore ce plan d'eau. Le rendez vous était fixé le mercredi après -midi précédant la compétition, en accord avec Arsène et Martin, les responsables de ce plan d'eau.
Ce carpodrome a sur moi le même charme à chaque visite, j'adore son côté naturel, mais surtout la beauté des lieux m'enchante à chaque visite. Vous pourrez redécouvrir ce carpodrome sur le reportage de présentation que j'avais réalisé ici... (LIEN)
Nous savions en nous déplaçant la bas en semaine que la pression de pêche ne serait pas la même à 3 (nous serions les seuls à pêcher, l'étang étant en journée tonte des herbes) qu'en week-end avec 8 équipes de 4 prévues pour participer à cette magnifique compétition. Mais le but était que Michael prenne ses marques et que nous réglions nos lignes pour les adapter à la pêche, bien que l'on ne peu pas prévoir les conditions à l'avance, au moins nous aurions les lignes adaptées à chaque situation.
Quand nous arrivons sur place, les carassins sont omniprésents sur nos places (2-3 et 4), et il serait sympa de les pêcher pour nous rôder un peu au caractère fantasque de ce poisson quand il est en compétition alimentaire.
On les voit ici s'attaquer à un morceau de pain que nous leur avons offert.
Les lignes prévues sont entre 0.20 et 0.40 pour la surface, il faut quelque chose de stable qui descend en gros à la même vitesse que notre agrainage, afin de prendre les carassins dans les premiers centimètres de la hauteur d'eau. Les hameçons seront assez forts, du 12 au 14, pour pêcher soit au maïs soit au pellet, et en 16 si nous eschons des gozzers. L'idéal est bien sur de manquer le moins de touches possibles, il n'est pas rare avec le carassin de manquer 3 touches sur 4. C'est souvent le cas sur les touches à la descente, mais une fois la ligne en place, à la profondeur voulue, elles deviennent un peu plus gérables.
Le dibber de Michael
La chose la plus importante pour ne pas perdre de poissons, sur ce type de pêche est de bien régler son élastique, c'est primordial. Si l'élastique est mal réglé, même avec la meilleure ligne du monde, on décrochera des poissons qui je vous le rappelle, seront en compétition alimentaire, prendront une esche qui descend ou en place, au milieu de ses congénères et en fait, il avalera au plus vite, donc souvent l'hameçon se retrouve un peu n'importe comment dans la gueule du poisson.
J'utilise pour ma part un 1.6mm plein détendu, et un 2.85mm creux, détendu lui aussi. Avec une ligne si courte (souvent elle se résume à 60-70 cm), 40-50 cm de fond pour 10 de bannière, le poisson se pend tout seul, pas besoin de ferrer. La mise en place de la ligne est coton, il ne faut pas mêler, pour cela je la laisse trainer dans l'eau jusqu'à ma distance de pêche (6 à 11m), la ressort de l'eau 1 m avant la destination, et la dépose au milieu des poissons. La touche est quasi immédiate.

Le plus difficile à gérer est l'agrainage.
Quand agrainer ?
En fait logiquement il faut agrainer puis déposer sa ligne mais quand le poisson est réellement présent, le but de cette pêche en surface est de créer une compétition alimentaire. Donc en agrainant assez souvent, à chaque coulée ou presque, après avoir posé sa ligne, cela suffit amplement. Cette pêche là n'est pas, à proprement parler une pêche où le poisson inspectera l'appât que vous avez esché sous toutes ses coutures avant de mordre, il s'agit plutôt pour le carassin qui voudra gober de se battre avec ses congénères pour être le premier. Tout au moins après quelques temps, quand la compétition alimentaire sera lancée.
Bien sur il s'agit d'un scénario idéal que l'on aimerait avoir lors du concours, mais les conditions à 30 autour d'un plan d'eau et d'un entrainement à 3 sont bien différentes, et le but de cet entrainement et de comprendre un peu comment le carassin réagit.
Mes choix en matériel sont simples : corps de ligne en 16/100ème au cas où un big fish monterait, un dibber fox, bien plat, de 0.40gr, pour une mise en place rapide, je mise plus sur des touches une fois l'esche descendue sous les 50cm de profondeur de réglage. Un hameçon Preston PR 32 adaptée selon moi à la pêche au pellet mou en boite que j'utiliserai. Et des plombs Stotz qui sont parfaits pour ce type de pêche
Donc, pour ma part, là j'agraine assez régulièrement, pas forcément à chaque coulée, 10-12 pellets environ, puis je pêche dessus.
J'arrive à prendre des carassins de taille assez moyenne, environ 100-150 grammes et parfois un plus beau sujet mais rarement, nos postes nous offrant un gros potentiel en poissons de moyenne taille.
Les carassins, lorsqu' ils sont en nombre sont voraces, mais offrent de touches pas forcément faciles à ferrer. L'idéal étant qu'ils ne sentent pas l'hameçon à l'engamage, on privilégiera des esches recouvrant bien l'hameçon.
Thibaud, le fils d'Olivier se régale avec les carassins.... D'ailleurs il quittera peu la station de papa.
Le papa d'olivier nous a rejoint et ne résiste pas lui non plus à taquiner quelques poissons. Trois générations de Wimmer au bord de l'eau, ca vaut la photo !!
Les sourires font plaisir à voir !!
Ce que l'on constate avec Michael, lors de cet entrainement, c'est que les carassins prennent très bien les pellets mous vendus en boite, ainsi que les expanders, entrainant un taux de réussite d'environ 2 touches sur 3, voire plus, tandis qu'un couple d'asticots sur un hameçon plus petit entraine 4 ferrages sur 5 dans le vide. Je pense que ces touches ratées viennent de la précipitation des carassins à engamer et que les pellets doivent mieux se gober, malgré que l'on esche ces granulés sur des hameçons de 12 au lieu du 16 pour l'asticot.
Michael en pleine concentration
Les carpes se manifestent beaucoup au cours de cet après midi et les sauts seront assez fréquents. On en aperçoit qui maraudent en surface, d'autres qui fouillent au pied des roseaux de la berge en face, mais peu à l'hameçon. L'idéal serait d'en piquer quelques unes Dimanche, ainsi qu'un grand nombre de carassins. Mais comme dit Olivier, « je me méfie des entrainements avec du poisson à gogo ».
Un carassin un peu plus gros pour Mika.
Je tente une bouillette de 22 sur un cheveu, 5 mètres de fil pour déposer celle-ci à 16m environ, au ras des roseaux en face...le waggler dépasse de l'eau, je suis bel et bien posé.
Première touche....mouais....
Deuxième touche....ca part direct élastique tendu
Un pin ‘s qui m'a bien chatouillé car avec 5 mètres de fil, c'est fun !!
L'après midi finit tranquillement, nous savons les lignes que nous aurons à monter pour le carassin, les lignes carpes sont déjà prêtes. Les esches seront variées, nous ne négligerons aucun aspect de cette approche.