Chaque sortie à
l’Etang Patricia de Colmar est pour moi un évènement. Depuis que j’y pêche, je
n’ai jamais été déçu par cet étang qualifié de carpodrome, où les carpes sont combatives comme rarement je l’ai vu. En
ce vendredi 23 mai 2008, j’ai planifié une sortie là bas, en semaine, car j’y
suis souvent seul et le calme olympien est hyper reposant. Taquiner des carpes
seul ou presque sur un étang me ressource, me redonne la banane pour de
nombreux jours et le plaisir que j’en tire est énorme. Peut être à cause de
sorties comme cela je délaisse la compétition, avec des concours qui m’ont
souvent déçus de par les résultats. Mais ce que je retiens de la pêche à
présent c’est le plaisir que j’en tire et la relaxation quand je rentre chez
moi le soir, satisfait de ma journée de pêche, des images plein la tête.
Il est 5h quand le
réveil sonne. Je file sous la douche et saute dans mes fringues. Le matos est
dans le garage, quasiment prêt, comme à chaque sortie. LA veille au soir j’ai
organisé les esches, cette journée sera sous le signe du pellet et des
asticots, armes souvent imparables sur ce plan d’eau. Je charge la voiture avec
mon panier Drennan, cadeau de Dave Vincent, et que j’ai entièrement dédié à la
carpe au coup. Ma CARP STRIKE dans son fourreau rejoint le coffre du break,
ainsi que mon carry all rempli des multiples conneries qu’un pêcheur trimballe.
Je lève le nez et le ciel est un peu chargé mais sur Colmar, la météo prévue
est bonne, tout au moins pour cet après midi. Les oiseaux chantent, l’angélus
résonne… Je remonte me faire un pique nique, avec la baguette que ma nana vient
de me ramener du taf. Travaillant de nuit, je profite de cet instant de
complicité qu’est le petit dèj, pour échanger quelques paroles douces avec
elle, qui partage à présent ma vie depuis que je suis en Alsace ou presque, et
qui a redonné un sens à mon existence.
Le café est
délicieux, chaud, sucré et réparateur après cette nuit de sommeil assez courte,
comme avant chaque évènement pour moi. Le croquant de la baguette est un des
premiers plaisirs de la journée, la confiture maison de ma « belle
maman » à moi, pas celle de la pub, la vraie, est un délice. Je remplis un
thermos de boisson froide, un autre de café et tout est prêt. Je souhaite à mon
ange de bien dormir et je prends la route, au milieu des milliers de
travailleurs strasbourgeois que je n’envie pas du tout. Pour moi aujourd’hui
c’est détente, et le travail de postes me permet de pêcher une fois par semaine
environ, voire plus quand je suis motivé.
Je quitte la
nationale entre Saverne et Strasbourg, chargée de monde, pour me diriger vers
Molsheim, première magnifique ville que je croise. J’emprunte l’A35 pour
Colmar, les choses se précisent. Puis la sortie Colmar Sud, cela fait déjà une
heure que je roule. L’étang n’est plus très loin, et j’emprunte le petit chemin
y menant, il est à présent 8h. Le Soleil est présent comme prévu et pointe son
nez, réchauffant déjà la surface de l’eau quand j’arrive.
Contrairement à mes
habitudes, je délaisse la roselière habituelle, endroit où les carpes doivent
frayer, pour me placer sur le coté Nord de l’étang, sur une place assez sympa,
en contrebas de la berge, encadrée à ma droite par un arbuste d’aubépine il me
semble et à ma gauche par un saule, surplombant l’eau.
Revue de matériel :
Mon but aujourd’hui
est de pêcher les bordures, tout au moins d’y commencer, un kit 5 bouts à la
main dans des faibles profondeur. Devant moi j’ai environ 2.50m d’eau, mais le
coup de gauche en bordure me donne à peine 70cm et à droite environ 1.30m.
Je montre
tranquillement le matos, cela sera longue canne aujourd’hui. Ce kit, pour la
gauche, zone peu profonde,


Coté Hameçon, mon
choix se fait en fonction des esches que je compte employer. Ici sur cet étang,
j’essaie d’être assez classique car les poissons répondent bien sur des appâts
traditionnels. Aujourd’hui, j’ai prévu d’utiliser pas mal l’asticot, car je
trouve que c’est un appât que l’on délaisse beaucoup en carpodrome en France,
alors qu’en Angleterre, il reste une valeur sure avec le pellet. Justement,
j’ai prévu également des pellets mous, donc, je monterai un PRESTON PR 32 dont
je suis dingue de la forme et de la solidité.

Coté canne, ma
fidèle GARBO CARP STRIKE m’accompagne une fois de plus, et je dois dire qu’elle
est devenue le prolongement de mon bras, malgré son poids et sa souplesse mais
je me suis tellement habitué à cette canne que j’en ai totale confiance et je
connais ses limites. Je peux tirer comme je le veux, et elle ne sourcille
jamais. Seul précaution que je prends : ne pas travailler la carpe
« en négatif », c'est-à-dire kit derrière la tête, car c’est casse
assurée pour bien des cannes. Il y a un point vertical à ne pas dépasser, et
ce, pour toutes les cannes, au risque d’exploser !!!
Mes élastiques
seront forcément épais. Le coté gauche étant un peu plus encombré, je monte un
2.3mm VESPE sur trois brins (environ 1.80m car mes scions sont quasi
inexistants). A droite, 2.1mm, de la même marque.
Je ne m’attarderai
pas sur ces produits, tout le monde connaît mes affinités avec cette firme.