J’avais envie de revenir sur une pêche à la télescopique, dans le canal de
Aujourd’hui, je choisis de me rendre sur Monswiller, à la sortie de Saverne, près de l’écluse formant le pont d’accès pour le centre du village de Monswiller.C’est un secteur réputé pour ses sandres et les poissons blancs ne sont pas en reste. L’accès y est très facile car les VNF nous laissent nous stationner le long du canal, si on ne laisse pas la voiture dans le chemin. Seul souci et de taille, le passage des bateaux est fréquents, voire incessant en week-end. L’écluse est à environ
Avec ce type de poste, il ne faut pas négliger les contre courants et courants créés par l’écluse. Lors de l’ouverture et de la fermeture de celle-ci, le flotteur va tantôt à gauche et tantôt à droite, rendant le contrôle de ligne à la télescopique assez hasardeux.
Déjà qu’en conditions normales il n’est pas forcément simple de contrôler un flotteur qui se situe au-delà du scion. La bannière flotte en général sur l’eau et forme un ventre qui rabat le flotteur vers le bord. Il faut faire très attention à amorcer un peu plus court que la zone de pêche prévue pour ne pas oublier ce paramètre de dérive.
On pourrait également utiliser un nylon coulant mais cela n’aide pas le contrôle de ligne, la traction du fil qui coule reste également néfaste sur la tenue du flotteur. Certes, on pêche le plus souvent à trainer, mais la dérive est existante et non négligeable.
En faisant mes achats sur le site de Serge, fishing pro belgium (https://boutique-online.fishing-shop-belgium.be/catalog/index.php), j’ai trouvé des flotteurs PERFECT qui conviendraient parfaitement à cette pêche. Il s’agit du flotteur « Brasem 1 » que l’on trouve sur ce site dans la gamme Perfect.
Il a été créé pour la pêche dans les plans d’eau, notamment en Belgique où des règlements bien spécifiques autorisent une longueur de canne définie (souvent 11.50m) et quatre mètres de bannière, ou encore une ligne de 5 à
Ce flotteur a une forme très particulière.


Il possède une antenne longue en carbone, au bout de laquelle se trouve une sorte de gélule en balsa, peinte de couleur fluo. L’œillet est placé à la base de cette antenne, et comme vous le voyez, permet de noyer la bannière d’elle-même, notamment sur les premières dizaines de centimètres de ligne, ce qui est très pratique quand on pêche au-delà du scion, pour éviter que l’effet de dérive de la bannière ne soit trop rapide.
Le plombage de ces flotteurs est quand même assez facile. Entre le bas de la gélule orange et le haut, on peut ajouter deux numéros 6.
La distance qui s’immerge entre le haut de la gélule et l’œillet est d’environ
On a un avantage certain avec ce flotteur par rapport au flotteur au coup classique, c’est de noyer la bannière pour éviter les ventres. Impossible avec un flotteur au coup classique, à moins qu’il ait une antenne de 6cm minimum mais la visibilité serait mauvaise et à défaut c’est la sensibilité qui serait gênée par un diamètre trop élevé.
Par rapport à un waggler, on garde un contrôle de ligne correct. Même si le nylon est moins sous l’eau, il est possible de faire des aguichages corrects. A la moindre tirée, l’antenne ressort complètement de l’eau mais se remet en place assez vite.
Pour moi, le flotteur idéal lorsque l’on cherche à garder un contrôle de ligne correct, en pêchant au delà du scion. A la canne à emmanchement c’est pareil, je les utiliserai pour chercher les brèmes 1 à
La solidité de ce flotteur est également correcte.
Le seul inconvénient mais il est minime, il arrive que la ligne emmêle en s’enroulant autour de la longue antenne, mais j’ai vu aujourd’hui qu’en 3 heures de pêche, je n’ai en que 3 emmelages minimes, alors que je n’ai pas forcément fait très attention au fouetté de ligne. Peut être qu’en la déposant de façon classique sous la canne il en aurait été autrement mais c’est encore à vérifier.
Quand je pêche à la télescopique, ne possédant encore qu’une seule canne valable (GARBOLINO Marancia 414 en 6.85m, merci Olive !!!), je ne peux donc pas monter de différentes lignes. Au pire, je peux alterner les lignes mais je préfère faire un choix du départ qui sera standard pour toute ma partie de pêche avec un bon compromis par rapport aux conditions.
Pour aujourd’hui étant donné qu’il y aura de la dérive due aux éclusées et aux bateaux qui passent, je monte un 4*20 qui correspond à un flotteur d’un gramme. Le sondage me donne une profondeur de
L’utilisation des plombs Stotz s’explique par le fait que la forme cylindrique offre pour moi une souplesse accrue dans la descente de la ligne, ce que j’aime beaucoup quand il fait fouetter comme aujourd’hui la canne pour déposer la ligne qui s’étale bien à plat.
Le corps de ligne est en 13.5/100ème, le bas de ligne en 12. Avec la souplesse de la canne et le brin de power-gum qui se trouve dans le scion, je peux amortir les rushs, et ces choix devraient être suffisants. Du nylon de grande qualité que j’ai en test, et qui me donne une satisfaction énorme, j’ai hâte qu’ils soient sur le marché, pour que d’autres puissent se faire plaisir avec une telle qualité.
Le matos est prêt il ne me reste plus qu’à mouiller l’amorce. J’aurai pu le faire en premier, mais je vais utiliser un mélange sur-mouillé, très légèrement, pour pas qu’il ne dévale avec le courant ou les bassinées. Je ne m’embarrasse pas avec un mélange savant, car je base ma pêche sur le rappel aujourd’hui. Les brèmes de ce secteur répondent en général très bien à un rappel assez fréquent, environ une boulette toutes les 5-10 minutes selon la cadence des prises.
Je mouille donc deux kilos d’amorce étang basique, avec une proportion de coco assez marquée. Je n’utilise plus ma base pour le moment et je craque des sacs, faute de temps pour me consacrer à ma base plus précisément. Depuis que je suis en Alsace, le poisson répond présent à quasiment chaque sortie et mes amorces restent basiques. Quand je pêche seul, je peux facilement dire que le mélange sert avant tout à descendre des esches sur le coup, et à maintenir une certaine activité tout au long de ma pêche. Peut être serai-je un peu plus regardant cet hiver mais pour le moment, je me contente de simples paquets du commerce et quand je veux faire la différence, je prends des paquets MOSELLA que je m’applique à coordonner pour avoir le meilleur mélange possible.
En fait, depuis quelques temps, je préfère m’appliquer sur d’autres aspects de mes parties de pêche, plus technique, car le poisson étant souvent là, j’aime à prendre soin de ma présentation de ligne, de mes montages et surtout de ma façon d’amorcer. Avant d’avoir un bac qui sera la solution, je cherche les solutions dans d’autres aspects de la pêche par elle-même et je ne me suis pas trompé pour le moment.
Même avec le meilleur bac du monde, si on ne s’applique pas sur le reste de la pêche, on fait un résultat moyen.
Voilà donc mon mélange, auquel j’ajoute un peu de terre crayeuse, que m’avait fournie Christophe RAVAT lors d’un reportage Déclic et une journée mémorable où nous avions conclu que cette terre très traçante, les plus gros poissons avaient été attrapés avec cet ajout.

Souvent quand on trace son mélange, on attire le petit poisson, mais la caractéristique de cette terre est qu’en fait elle ne trace pas à la descente. Les boules descendent quasi intactes mais lorsque le poisson vient cogner dans l’amorce, il se créée comme une « explosion » autour des boules et cela donne une sorte de « champignon nucléaire autour de l’amorce ».

On voit ici clairement le nuage qui se forme, lorsque j’ai employé cette terre au feeder, une explosion se déroulait quand je tirai sur le corps de ligne au dessus du feeder.
Très intéressant ici car en fait les éclusées vont créer un nuage autour de mon mélange, mais nuage qui restera au fond, au ras du tas et qui n’attirera pas les ablettes qui patrouillent en surface, que j’arriverai à éviter tout au long de ma pêche.
Je sature cette terre en eau, pour former une boue et je mouille l’amorce avec ce mélange et j’obtiens ceci :

J’ai ajouté un vieux restant d’asticots et on voit même quelques gozzers assez vieux mais qui bizarrement ne flottent pas, donc pas de danger que le poisson ne remonte au dessus du fond.
Me voilà enfin prêt à pêcher, l’installation a été assez rapide, une canne, une épuisette, la station avec la bourriche, une boite à esches un bac à amorce et le tour est joué.
C’est parti. J’ai visualisé dans l’ombre en face l’endroit ou je devais lancer mes boules car je n’ai pas de support de cannes avec moi.
L’amorce surmouillée éclate un peu mais descend vite au fond. On voit qu’elle nuage à l’impact mais le nuage ne persiste pas. J’espère qu’elle nuagera quand même au fond, mais avec un mouillage classique mon effet explosif aurait sans doute été meilleur. Ce n’est pas le moment de douter, je me reconnecte sur ma pêche. Je descends environ

Pas évident d’amorcer et de prendre les photos en même temps !!!
J’amorce environ
Et hop, c’est parti !!!!


Je pêche juste en face d’un pépiniériste, dont j’admire la maison de maitre, sacrée baraque qu’il a l’bonhomme !!!
L’amorce pétille pas mal, sans doute le coco qu’il y a dedans. Mes premières coulées sont infructueuses, mais après 10 minutes de pêche…..

Il est encore tôt et ca commence…j’espère que ce n’est pas un poisson isolé. La météo ne me gâte guère, mais il fait couvert sans pleuvoir c’est déjà ça.

La canne travaille toujours autant, et c’est un bonheur de ressentir comme cela la défense du poisson dans ce type de canne.

Le poisson pointe sa tête en surface, c’est une plaquette de

Cela ne commence pas trop mal, en général je suis rassuré quand je pique un poisson assez rapidement sur ce canal, c’est que je vais en prendre d’autres. Même si cette règle est un peu limitée, généralement ca augure une pêche moyennement difficile à facile. On évite les catastrophes !!!